Et si la victoire en amical face à Monaco pouvait donner des ailes ? La même question avait été posée après les deux succès en Ligue des Champions, mais cela n’a pas servi de dopant psychologique. Quelle est la source du mal olympien ? Depuis quelques semaines, les difficultés perdurent. Avec le temps, les doutes s’installent, et comme toujours dans ces cas-là, les problèmes peuvent sembler irrésolubles.
Le football moderne de haut niveau laisse peu de place à la patience. Ces derniers jours, l’actualité de l’OM en a été l’un des exemples. « Marseille ne joue pas le titre mais joue sa survie » ; ces propos sont du Président Vincent Labrune. Ne faudrait-il pas plutôt penser qu’actuellement, l’OM ne joue ni le titre, ni sa survie ? Certes, la situation du club exige une remobilisation et ce club, l’une des figures de proue de la ville phocéenne, mérite mieux que jouer un rôle de figurant en Championnat. Mais n’est-il pas contre-productif d’agiter à ce point le chiffon rouge, et pour certains, évoquer l’avenir de Didier Deschamps ? Pour d’autres, une possible vente du club… Il faut certes faire le tri dans ces informations pour y puiser ce qu’il en est réellement. Si à l’OM plus qu’ailleurs, le fait d’alimenter la pression mène parfois vers de beaux succès, toujours est-il qu’aujourd’hui, il n’est pas certain qu’elle soit un des facteurs essentiels pour renouer avec la confiance. Tous les voyants ne sont pas au rouge à l’OM. Mais au vu de la situation actuelle, un seul mot d’ordre dans les têtes : celui de l’un des tauliers de ce collectif, Benoît Cheyrou : « On s’attend à un match difficile face à Toulouse ; seuls les actes comptent. Soyons exemplaires, c’est ensuite que l’on pourra parler ».
Magali Barthès

Benoît Cheyrou s'attend à un match âpre contre Toulouse


